En cette soirée de l’Ascension, on aurait pu espérer un éclair de génie chez les Ludochons ou une sorte de cohérence cosmique qui nous aurait poussés à sortir un jeu sur le thème. Mais c'est bien mal nous connaître.
À défaut d’originalité, on aurait au moins pu jouer au jeu Ascension, qui a le mérite d'avoir le nom sur la boîte, même s'il n'a rien à voir avec le schmilblick.
Moon Colony Bloodbath - Ca va... puis cela ne va plus du tout...
Mais non. Personne n'a eu cette idée "saugrenue" d’apporter le jeu. Visiblement, la logique n'était pas invitée à la table ce soir-là. C’est bien dommage, car cela m’aurait offert un pont royal pour vous étaler ma science sur « l’ascension sous différentes formes ».
Du coup on s'est rabattu sur Moon Colony Bloodbath, ce qui tombe à pic comme Colt Seavers (petit référence aux anciens, merde j'ai la réf, .......suis-je un ancien?) car du coup le thème spatial me permet de revenir sur mon idée d'anthologie sur l'Ascension et de commencer par vous infliger un résumé de la série Ascension : une mission spatiale secrète lancée en 1963 où des humains poireautent pendant 100 ans sans changer les habitudes des années 60.
Comme d'habitude avec les productions Syfy, le concept est brillant, mais la réalisation est catastrophique. Une soufflet au fromage, qui dès la première fourchette s'écroule sur lui même et avec fromage insipide.
Dans mon élan lyrique, j'enchaîne sur le film. Même titre, ambiance radicalement différente : l’épopée de Nadir Dendoune qui, en 2008, devient le premier Franco-Algérien à atteindre le toit du monde sans la moindre expérience. Un exploit qui prouve que l'inconscience mène parfois plus loin que l'entraînement.
Maintenant place au manga Ascension. Une véritable pépite. On s’attend à un énième récit sportif poussif, et on se retrouve face à un récit initiatique aux dessins somptueux. C'est beau, c'est profond, bref, c'est tout l'inverse de nos discussions de fin de soirée.
Et comme on ne peut pas parler de bulles japonaises sans évoquer les comics, j'ai déterré Ascension de David Finch. Le pitch ? Deux races humanoïdes qui se tapent dessus. C'est aussi révolutionnaire qu'une recette de purée de pommes de terre, mais le trait de Finch est un régal visuel qu'on retrouvera plus tard chez Marvel.
Mais finalement, ce qu'il faut retenir de cette soirée, le véritable miracle de l'année, un prodige, un événement qui vient contredire ma dernière chronique et probablement les lois de la physique ludique : votre dévoué, charismatique, spirituel et (surtout) incroyablement humble président est sorti victorieux hier soir. Pas une fois, mais deux fois. Je dis bien deux fois et à deux jeux différents bien sûr.
De quoi remettre sérieusement en question la fiabilité de mon casier judiciaire ludique.
Space lab - Ah l'espace, rien de mieux comme thème pour des soirées costumées, et des nuits aux urgences "tête dans le bocal"...
Je vais donc savourer ces victoires durant tout le week-end, avant le retour brutal à la réalité (et aux scores humiliants) de la prochaine session.
Les jeux
- Moon Colony Bloodbath (Donald X. Vaccarino chez Rio Grande Games) x2
- Mythologies (Maxime Babad, Mickaël Garcin chez Super Meeple)
- Recall (A. Wermlund, H. Meissner, K. Svendsen, K. Amundsen Østby chez Alion Games)
- Space Lab (Corentin Lebrat, Johannes Goupy chez Studio H)
Les joueurs
- Bertrand II, Jory, Maxime (Lysefaille), Clément, Julien
- Cyril (Atom), Franck
- Séverine, Sandrine, Mike avec sa compagne, Matthieu (Dondonge)
Recall - S'appuyer sur le déclin des autres pour éviter le sien ?
Pondscape - Je vais te les ventiler, les grenouilles, éparpillées par petits bouts façon puzzle !
Ayar - Des mares peut-être mais d'altitude !
Footprints - Mais, mais,.... elles ont gelé,... les mares ?
Footprints - Et pourtant il ne faut pas mettre les pieds sur la table !
Thurn und Taxis - Les joueurs présents n'ont pas quitté la / leur poste !