Saluons en cette soirée, l'arrivée sur nos tables d'un jeu consacré aux Lemmings (Avé Lemming)... Ce qui nous permettra de nous demander comment ce modeste rongeur boréal a bien pu acquérir une telle popularité et une telle reconnaissance....
Pour les joueurs (pas les plus jeunes), la réponse sera évidente, c'est en raison du fameux Lemmings, jeu vidéo de 1991, où il fallait sauver des lemmings, qui avaient tendance à foncer tout droit et en masse vers le danger... (avec un musique légèrement entêtante digne des pires orgues Bontempi de l'époque). - Une bonne intro pour boomers ça !-
Avé Lemming - Vous apprendrez qu'ils pratiquent sûrement l'aposématisme... Comme le monde de la mode ? :-)
Vous me direz que, dans ce cas, le lemming n'a fait que remplacer dans l'imaginaire populaire le mouton de Panurge, sensé lui aussi filer vers le danger en groupe à la suite du premier de cordée ! Mais il faut l'avouer les lecteurs de François Rabelais se font rares (A-t-on parlé de cela dans les revendications lycéennes ?) et les adaptations ludiques plus encore (Pour les plus pointus signalons cependant Les Guerres Picrocholines chez Nuts)
Les plus sombres se demanderont cependant pourquoi nous nous acharnons à nous moquer de ce comportement grégaire et de ce panurgisme chez ces pauvres rongeurs (et ces moutons) alors même qu'il existe un bipède qui aime suivre aveuglément les gourous les plus improbables avec un enthousiasme et une bonne foi qui dépassent l'entendement (et qui d'ailleurs échappent à ce dernier).
Mais revenons à une vraie question : pourquoi un concepteur de jeu vidéo des années 90 se serait-il passionné pour un rongeur que la plupart d'entre-nous ne croisera jamais ?
Et bien cela viendrait d'un vieux mythe concernant ceux-ci (et leurs suicides de masse) qui aurait été repris par Disney dans deux films (un dessin animé de 55 et un film de 58)... Dans ce dernier pour mieux illustrer celui-ci, on aurait d'ailleurs placé des lemmings dans une centrifugeuse pour qu'une fois la caméra judicieusement placée, on puisse constater qu'ils se jettent, spontanément, dans le vide avec une célérité et une détermination très photogéniques..... L'image était frappante, même s'il est curieux de voir comment une société qui a bâti sa fortune sur une souris traite les rongeurs !
Je suis sur que ceux qui fréquentent Marne la vallée, y penseront dans un grand huit, quand ils réfléchiront au fait que ce n'est peut-être pas la première fois qu'on accélère des innocents pour en tirer le meilleur (ou en tout cas du profit)!
Quoi qu'il en soit, à notre connaissance le lemming n'a pas passionné Darwin (oui je finirai par lire L'origine des espèces qui se trouve avec le devisement du monde de Marco Polo au fond de ma pile de la honte), ce qui nous permettra de remarquer que les animaux étaient bien présents sur nos tables avec Sanctuary et Sur les traces de Darwin
Sanctuary - à la table un joueur qui a construit un zoo sans animaux... Stratégie ? Pas sûr !
Mais les animaux qui ont le plus fait parler d'eux, hier, étaient ceux de Petiquette, même si nos voisins pensent que le terme exact est plus brailler que parler...
Un jeu qui permet d'ailleurs de comparer les "logiques" appliquées par nos ludochons et qui expliquent sans doute les problèmes rencontrés par le fameux bipède déjà mentionné ci-dessus (et qui peuvent l'amener à fréquenter les cavaliers de l'Apocalypse!)
Côté volume sonore, signalons aussi une tardive partie de Tacta, qui résonne encore des madrés et sibyllins "Moi, je te l'accorderais bien..." d'Alain !
Les jeux
- Apocalypse (Yoriyasu Harano chez Grail games)
- Avé Lemming (Marco Teubner chez Ravensburger AG )
- Détective (Przemysław Rymer, Ignacy Trzewiczek et Jakub Łapot chez Iello)
- Pili Pili (Ben (II), JB chez ATM Gaming)
- On Mars (Vital Lacerda chez Eagle-Gryphon Games )
- Petiquette (Thomas Sellner chez Oink games)
- Sanctuary (Mathias Wigge chez Super Meeple)
- SETI: Search for Extraterrestrial Intelligence ( Tomáš Holek chez CGE)
- Sur les traces de Darwin (Grégory Grard, Matthieu Verdier chez Sorry We Are French)
- Tacta (Jason Tremblay chez The Op games)
- Transorient Express (Franz Couderc chez Ludically)
- Tower up ( Frank Crittin, Grégoire Largey, Sébastien Pauchon chez Monolith)
Les joueurs
- Frédéric, Magali, et Olivier
- Davy, Guillaume, Jory et
- Alexis, Christophe, Cyril (Atom), et Théo
- AlainCM, Eric, Séverine, et
- Manu, Maude, Matthieu (Don donge) et Michaël (the first)
- Franck, Stéphane (Gnafron) et Vincent (Possom)
- Elsa, Noémie, Olivia et Vincent (Tcho)
Tacta - On met l'image juste pour qu'un courageux nous dise qui a gagné !
Assemblée générale 2026 - Les ombres se sont-elles glissées parmi nous ?
Blue Lagoon - Attendre la montée des eaux pour y jouer ?
M - Le club des amateurs de vieilleries moches a encore frappé !
Space Base - Le même club sûrement, pour un autre bon jeu !
Queen Alice- L'étrange Lewis Carroll s'appelait en fait Dogson, alors pourquoi des chats ?