vendredi, février 15 2019

C'est la Saint Plouc !

Hier soir, malgré des années de gesticulations de matamore de votre plumitif, nourries par une surjouée guéguerre Normandie - Bretagne, malgré donc tous ces efforts et des billets sanglants, quelques joueurs décidaient malgré tout de se lancer dans une partie de Bretagne...

- Vous n'allez quand même pas jouer à ce jeu de ploucs ? M'insurgeais-je avec toute la modération qu'on me connaît sur le sujet...
- Ah non, tu peux t'amuser avec les bretons, mais ça, tu ne peux pas dire ! Non ! Me rétorqua-t-on avec conviction.
- Bah, bien sûr que si.... Au contraire !
- Et pourquoi ?
- L'étymologie !
- ???
Bretagne Bretagne - Des phares, oui, mais des lumières ? (Roooooo outragé)

Et oui, peu de gens le savent mais plouc désigne par son étymologie les bretons... En effet, quelques employeurs ou logeurs parisiens recevaient au court du XIXème siècle des tombereaux de bretons et autres bretonnes, chassés par la misère crasse d'une région désolée (j'en fais trop ?) qui venaient tenter leur chance dans la capitale, les hommes comme hommes de tâche et les femmes souvent comme femmes de chambre (Bécassine ça vous rappelle quelque chose ?), et pour les moins chanceuses, malheureusement, dans des maisons à gros numéros et lumières rouges (si, si)... Bref, ces employeurs demandaient d'où venaient ces quidams parfois un peu rustauds et ils découvraient une série ininterrompue de "Plou" (Plougastel, Ploumenec, Plouflechien ...), tant et si bien qu'ils ont fini par forger le terme générique de ploucs...

Quand on le sait, cela permet quelques effets de manche bien sympathiques... En effet, si vous croisez par moment, un plouc particulièrement ennuyeux, il est pertinent à un moment, alors que vous risquez d'exploser de lui demander simplement :
- Il me vient une idée comme cela : tu n'aurais pas des origines bretonnes ?
- Euh, je m'appelle quand même Aitor Imanol Etchebaray.... Je n'aurais pas dit breton...
- Ouais, bizarre, un "je ne sais quoi" qui m'a fait penser à la Bretagne... Un côté océanique peut-être (Le plouc est généralement flatté et vous, vous pouvez vous calmer face à un océan de c******s )
C'est un peu mesquin, mais cela ressemble presque à une manoeuvre digne des "Notes d'un souterrain" et pour le coup c'est (presque) littéraire!

Notons aussi que c'était la Saint-Valentin.... On a fait de Valentin le symbole des amoureux surtout aussi comme souvent pour couvrir ou recouvrir des pratiques païennes antérieures, la plus jolie étant celle qui lierait la date du 14 février avec la période de nidification des oiseaux et donc la formation des couples... L'histoire en serait restée là si, quelques anglo-saxons, imprimeurs de leur état, n'avaient pas ressorti le saint de son placard pour vendre de jolis billets et autres cartes, idée brillante réutilisée par quelques confiseurs et chocolatiers français soucieux de célébrer... euh... l'amour, dans une période bien creuse entre Noël et la Pâques... Saint Valentin, patron des amoureux et de la récupération commerciale des premiers émois ?

Underwater cities Underwater cities - bien prendre sa respiration avant les règles...

Une histoire qui n'a rien à voir avec les ludochons ? À voir, cette jolie histoire de nidification, ne pourrait-elle pas être une parabole de ces jeux qui reviennent d'Essen et qui pour certains, après un temps de maturation, se sont attachés à certains joueurs créant des sortes de binômes ludiques ente le jeu et le joueur, qui se trouvent fortement marqués (Davy / Railroad tycoon, Olivier / Keyflower, Raphaël / TTA, Manu / Cyclades, Magali / Lorenzo, ... ).
Néanmoins en cette période, ces jeunes couples risquent de subir leurs premiers chocs et épreuves avec l'arrivée du salon de Cannes !

20190214_pandemic_montee_des_eaux.jpg Pandemic : Montées des eaux - On a bien du mal à rester à la surface aujourd'hui...

PS : tu vois, Suzel, je n'ai même pas parlé de ton coup légendaire.... Les ludochons seraient définitivement passés pour des.... bretons !

Les jeux

  • 1812 (Beau Beckett, Jeph Stahl, Asyncron)
  • Bretagne (Marco Pozzi chez Placentia Games)
  • Lanternes (Christopher Chung chez Matagot)
  • Palais Royal (X. Georges chez Filosofia)
  • Pandemic : Montées des eaux (M. Leacock & J. Doumen chez Z-man games)
  • Terraforming Mars (Jacob Fryxelius chez Fryxgames) + une extension
  • Underwater cities (V. Suchy chez Delicious games)

Les joueurs

  • Elsa, Jean-Jacques, John et Stéphane (l'aff)
  • Cécile, David, Vincent IV, et Zaggus
  • Cyril (Atom), Jori et Vincent (Bibou)
  • Bertrand II, Davy et Raphaël
  • AlainCM, Éric, Magali et Suzel
  • Et Alain de passage


20190214_1812.jpg 1812 - là aussi il faut marcher sur l'eau (avant de voir l'ennemi)

vendredi, février 8 2019

7 février 2019 - Encore de la concorde ?

Nous avions déjà dans un vieux billet rappelé ce vieux proverbe latin "Ubi concordia, ibi victoria", "dans la concorde la victoire", ce qui est d'ordinaire juste un moyen assez élégant pour évoquer le fait que nous avons joué à Concordia...
Mais cette fois, petite subtilité, nous avons pu jouer à Concordia Venus et avouons qu'un programme qui associe la Concorde et la déesse de la Beauté ne peut que nous réjouir... Quelle programme! Cela pourrait d'ailleurs être pour nos futures élections européennes ! Curieusement, le jeu (et l'actualité politique) nous laisse à penser que cela pourrait se révéler plus compliqué que cela...

Concordia Concordia - le défaut de la Concorde c'est qu'il y a toujours un malin pour vouloir poutrer le voisin

Qu'est ce que la concorde finalement, quand ce n'est pas un bout de ficelle pas très futé ? Et bien, c'est la "bonne intelligence", mais étymologiquement aussi une chose faite avec coeur (re-voici Vénus?)...
Décrit comme cela on ne peut rien lui refuser, et on aime même à s'en réclamer... C'est d'ailleurs sûrement pour cela que l'on a donné ce nom à un grand oiseau blanc au profil curieux conçu par des équipes anglaises et françaises qui avaient le plus grand mal à travailler ensemble.

Chez les ludochons, outre le coeur et l'intelligence nous n'oublions pas aussi l'estomac, et dans un pays rabelaisien, c'est aussi autour du du vin et de la Viticulture qu'on peut se réunir (les paquets de bonbons aussi)... D'ailleurs hier, certains étaient en Toscane à essayer de tirer le meilleur de cette riche province et de ses vignes, bien loin des tracas franco-tialiens... Tous les joueurs ? Non, Jean-Philippe resté coincé depuis des semaines sur une partie de "Passe moi la savonnette" est passé à côté du jeu! Une mauvaise glissade sans doute, il faudrait se détendre....

Viticulture + Toscane Viticulture + Toscane - Faites ce que vous voulez mais laissez-nous le vin toscan...

À part cela, nous avons pu voir apparaître (le nom qui défie les moteurs de recherche), le nouveau jeu de Bankiiiz et donc un peu le bébé de notre camarade Bertrand... Bonne réception pour les quelques heureux qui ont pu l'essayer. Joli et intelligent, la concorde on vous dit!

Saluons aussi la grande élégance d'une certaine joueuse qui après avoir gagné sur le revenant Puerto Rico, décidait de se torpiller sur Brikks, sans doute pour ne pas avoir à cumuler les victoires et pour offrir à tous des chances de gagner... Là aussi, c'est préserver la concorde, mais il est dommage, même dans le pays rabelaisien évoqué, que la révélation de l'erreur ait été accompagnée d'une bordée de jurons remarquables, ce qui laissait planer un doute sur les intentions réelles de la dite joueuse...

Nous avons aussi pu ouvrir la boite de Pandoria (Désolé pour l'almanach Vermot ludique), un nom rappelant une autre figure mythique, qui pourtant douée de nombreuses qualités par les Dieux ne résista pas à la curiosité que lui avait fourgué Hermès (non, on ne parle pas d'un bijou intrigant), et fini par ouvrir une jarre (ah si on l'avait appelé cruche, le destin aurait pu être tout autre), libérant sur le monde tous les maux en ne lui laissant que l'espoir.... C'est dingue ce qu'on peut apprendre dans les jeux ! Nos dirigeants ne doivent pas beaucoup jouer, ou du moins ils ne viennent pas assez jouer chez les ludochons qui jouent dans la concorde...

Mū Mū - Pourquoi Bankiiiz fait des jeux qui n'ont jamais pour cadre la banquise ?

Les jeux

  • Brikks (Wolfgang Warsch chez Schmidt Spiele)
  • Concordia Venus (Mac Gerdts chez PD-Verlag)
  • Ganymede (Hope S. Hwang chez Sorry We Are French)
  • Horreur à Arkham JCE (Chez FFG)
  • Mū (Johan Benvenuto chez Bankiiiz) x2
  • Pandoria (Jeffrey D. Allers, Bernd Eisenstein chez Irongames)
  • Puerto Rico (Andreas Seyfarth chez Filosofia)
  • Viticulture + Toscane (Alan Stone, Jamey Stegmaier chez Matagot)

Les joueurs

  • Cyril (Atom), Guillaume, Jean-Jacques et Vincent IV
  • Guillaume², Noémie² et Rémi
  • Bertrand II, Cécile, Éric, et Vincent (Bibou)
  • Davy, Jean-Philippe, Olivier et Philippe
  • Alexis, Carole, John Magali, et Suzel
  • Bretrand, David, Manu et Vincent (Possom)
  • et Zaggus de passage


Pandoria Pandoria - Ouvrir la boite, le territoire et enfermer ses pions

vendredi, février 1 2019

John colonise enfin façon Attila

War, what is it good for ? Board-games it turns out! By this I do not mean that war has developed the game industry, like it did for example computer science or aviation. Though if you want my opinion, and why would you not ? I am renown for being of "those ones" in the Gamerkin club. "Those ones" being those members of our most illustrious group that play war games, such as Warhammer. Wargames such as Quartermaster are played by many of our members which is one of the points I was originally trying to make, so back to our side tracking! So as I was saying in my opinion, had we, instead of killing ourselves most passionately, spent the time producing scientists and thinkers, rather than killers, could we not still be as far as we are technologically ? But then without wars... Would there be war games ?

Settlers Settlers - Jeu de colonisation sauf....

And so back to the main point: Games about war or conflict are pretty neat! For the last couple of weeks I have been playing "civilization games" both of which were won by the player that was the most warlike. The first "Patchistory" was one by a mighty empire lead by both Caesar and Napoleon and a militarist industry. I intend to have my revenge on the evil warmongering Davy, so I will have the opportunity to write fully on the game at a later date. This week I played "Imperial Settlers" or "Settlers, Naissance d'un empire". Graphically, being a huge fan of the video game series of the same name, I was charmed by the cute cartoon like style, whats more ? The art style is drawn on cards! I do like me some cards. So this card game is an empire building game, here you build it by literally building the various properties of your settlers. The reason I avoided the repetition of build last sentence was not due to my skills as a writer, but in fact because I played as the barbarians! So whilst my competitors around the table were building castles, pyramids, Ninja schools or whatever the heck our president Manu was doing, I was training raiders. And war bands. Basically my whole empire consisted of one shrine to the gods and two scouting towers. I added a couple of houses on the very last turn (the fifth) which allowed me to score the very last several points needed to win the game. But all in all. War won the day!

My dearest friend Olivier might have a well thought opinion on what it means for us players to enjoy a good war game. The sending of various numbers of people, depending on the game, to their death for the glory of our victory. I'll just say it really is a lot of fun to play anything at the Gamerkins ! Except maybe Quartermaster... Still not sure about that one...

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Les ludochons : le club des joueurs et joueuses de jeux de société / jeux de plateau
sur Bourgoin-Jallieu et le Nord-Isère