vendredi, décembre 2 2016

12 décembre 2016 - Prophète ludique !

Une visite assez récente nous a prouvé que notre loisir préféré, alors que nous le pensions bien établi et désormais intégré, était encore méconnu par de nombreuses personnes et que d'aucuns pouvaient même, parfois, regarder avec circonspection ces adultes, par ailleurs bien sous tout rapport, qui se réunissent pour jouer !

Il faudrait surement analyser sociologiquement ce phénomène mais, comme ce n'est pas Bertrand qui tient le clavier cette semaine, nous allons carrément en faire une lecture mystique... Oui...

Yokohama Yokohama - chez Yoann les "jeux du salon" prennent de la place (dans le salon)

En effet, certains de ces sceptiques se demandent si ce loisir ne tient pas un peu la religion ou même s'il n'est pas un peu sectaire..
Note : des lecteurs attentifs se demanderont si je ne suis pas en train de recycler discrètement un article de 2015 ! Rassurons les tout de suite,... Le recyclage, c'est bien !).
Pensez-y, des adultes qui après une première conversion au jeu de société moderne, se mettent à se réunir régulièrement pour se livrer à des pratiques obscures (pour des non-initiés), tout en adoptant un vocabulaire ésotérique (deck, pick & delivery, 4X, King maker, win2win, paralisys analysis) cela ne vous rappelle rien ?

Alors bien sûr, depuis des années nous essayons de lutter contre cette idée, en rappelant que notre porte est ouverte, que le jeu est au contraire une pratique accessible, inclusive et trans-générationnelle (Whaou, c'est beau comme un discours)! Mais, avouons-le, même si cette stratégie semble avoir largement porté ses fruits (les plus vieux en témoigneront), certains résistent encore et toujours...

Pour le coup, demandons-nous s'il ne faut carrément pas changer de stratégie, et nous transformer en zélotes ludiques ! Instituons notre pratique en religion ! Transformons-nous en évangélisateurs des temps modernes annonçant l'arrivée du jeu ultime ! Saluons alors chez nous, pour le XXIème siècle, la naissance de nouveaux prophètes ludiques, en quelque sorte de modernes Zacharie ! (Oui, tout cela pour en arriver là... Comprenne qui pourra).

Robinson Robinson - à priori, sur cette partie, plutôt les pieds nickelés sur une île...

J'ai donc immédiatement fait cette proposition à notre actuel président que je me proposais de rebaptiser pape ou grand mufti ludique (Notons que le fait de devenir une soupape ludique n'est guère gratifiant mais passons)...
Pour tout dire sa réaction m'a surprise, il a commencé par attraper sa barbichette (Je te tiens,...), il a pris un air pénétré de boudha juste avant son éveil et soudain Zagg a ri (Ouais,.. idem,... ça mérite une tapette).

Bref, nous resterons encore quelques temps de sympathiques (si, si) joueurs de jeux de plateau, et nous continuerons à défendre notre "chapelle" ludique, plutôt par l'humour (version jeu de mots médiocre) et la convivialité.

Arcadia Quest Arcadia quest revient en deuxième semaine... Bon signe !

Les jeux

  • Arcadia quest ( T. Aranha, G. Goulart, E. M. Lang, F. Perret chez Edge)
  • Call to Glory (M. Schacht chez White Goblin Games)
  • Quartermaster (Ian Brody chez Asyncron)
  • Robinson Crusoé : Aventures sur l'ile maudite (I. Trzewiczek chez Filosofia)
  • Yokohama (Hisashi Hayashi chez Okazu Brand)
  • ZhanGuo ( Stefania Niccolini et Marco Canetta chez What's Your Game?)
  • Prototype

Les joueurs

  • Bertrand I & II, Manu et Zaggus à Arcadia
  • Alain (pour les règles), Jori, Magali, Vincent (Tcho) & Vincent (Bibou) en Chine
  • Christophe, Davy, Éric, Jean-Michel, et Olivier sur Quartermaster
  • Guillaume, Vincent (Possom), Yoann et un invité à Yokohama
  • David, Maude, Suzel et Thomas sur le sable


ZhanGuo ZhanGuo - en direct d'Essen ... 2015...

vendredi, novembre 25 2016

24 novembre 2016 - Le scorpion et la grenouille

Jeudi soir 19h30, encore une heure avant mon rendez-vous hebdomadaire des Ludochons.
Le repas est fini, les enfants jouent à une énième version du Monopoly, achetée par ma belle-mère (bien que ma ludothèque soit plus garnie que celle d’une vraie ludothèque).
« Note pour plus tard, organiser un accident de Murder Party avec la belle mère »
Bon, au moins, ils ne s'entre-tuent pas, ils ne crient pas non plus et, ne sont pas devant un écran. Regardons le verre à moitié plein, au moins ils jouent.

In the name of Odin In the name of Odin - c'est beau et assez "pacifique"

Je suis crevé, entre boulot, famille et le semblant de sport hebdomadaire, je me répète mon mantra du jeudi soir « ce soir, je rentre tôt ».
Déjà, parce que ça me rassure, et qu’une partie de moi y croit, et qu’elle se voit déjà au lit à 22h30, le sourire du juste aux lèvres.
À force de me parler à moi-même, il est déjà 20h10, avec 30mn de route et le covoiturage autant dire que je suis … large !
J’ai bien le temps pour un petit café.
Ce n’est pas comme si la caféine avait des effets négatifs sur mon humeur, ma concentration, mon rythme cardiaque et, à peu près, chaque parcelle de mon corps.
Le temps de boire mon café, les enfants commencent à hurler, jeter des billets en l’air, sniffer des rails de sucre et danser sur la table....

Il est l’heure de partir tel un ninja. Sauf, que moi après un café, je suis plus du style Parkinson que ninja....
Passons le trajet, le covoiturage où tout le monde te regarde avec une grimace comme si tu avais 15mn de retard alors que 20h25 avec 20mn de route, on est large …
Mais j’ai ma technique pour calmer les esprits ludochoniens, je leur sors mon mantra du jeudi soir « ce soir, on rentre tôt » et j’ai droit à un soupir de consentement général qui apaise les esprits et les tensions.

Les voyages de Marco Polo Les voyages de Marco Polo - attention gros joueurs à la table

Arrivée 20h45 20h30 aux Ludochons, il est temps de se soumettre au protocole social du « Bonjour ».
Le but du jeu étant de dire bonjour à tout le monde en un minimum de temps pour pouvoir s’installer à une table rapidement et jouer rapidement pour ne pas rentrer trop tard (je rappelle pour ceux qui ne suivent pas, parce qu’ils sont rentrés trop tard hier), le tout en faisant la bise aux filles, mais pas aux malades, de serrer les mains des hommes mais de faire la bise à ceux chez qui on va manger ou qu’on a envie d’embrasser (sur les joues, gardez vos fantasmes Yaoi dans vos têtes et les bras à l’intérieur du siège) le tout en optimisant son déplacement dans la foule.

Une fois le jeu et la table trouvés, pour une durée de 30 minutes max., on apprend que le 30 minutes sur la boite, c’est 30 minutes par joueur …
Regards conspirateurs des covoiturés que vous avez forcé à jouer avec vous pour être sur de partir « tôt ». Il y a de grandes chances qu'eux savaient pour les 30 minutes…
« Note pour plus tard, organiser un accident de Murder Party avec eux aussi »

Par chance, le jeu a une règle de mort subite pour mettre fin à la partie et je mise toute ma stratégie dessus.

Alors que Vincent dit Possom, nous assure toute la partie qu’il n’est pas le joueur à abattre , pauvre de lui, et que selon ses dires, je serais l’ennemi numéro 1 (chose qui au vu de ma stratégie suicidaire laisse planer quelques doutes), les tours s’éternisent, les calculs se font de plus en plus longs et les têtes s'allongent elles-aussi …

Après quelques piques de Suzel sur le joueur vert ou bleu, je ne me souviens plus trop, et les 50 points d’avance de Raphaël, la partie s’achève.
Pour être franc, je suis frustré de ma stratégie suicidaire, qui non seulement n’a pas marché, mais m’a quelque peu gâché l’expérience ludique qui était pourtant très intéressante.

Coup d’œil rapide sur le téléphone, 23h15, la partie de moi qui croyait au couché à 22h30 s’est pendu avec le fil de mon radio réveil.
C’est alors que retentit le « allez un dernier petit jeu et on y va ?! »


Ce n’est qu’une fois dans mon lit à 01h00, les yeux grands ouverts, mon cerveau gavé de sucre et de caféine rejouant tous les coups de mes parties, que je me suis remémoré cet ancien poème :

Le scorpion et la grenouille
Un scorpion ne sachant pas nager avait besoin de traverser une rivière.
Il demanda à une grenouille passant par là de le mener jusqu’à l’autre rive sur son dos
- Il n’en est pas question, répondit la grenouille. Je te connais et je sais que si je te laisse monter sur mon dos, tu me piqueras pour me tuer.
- Mais si je fais cela, je vais également mourir noyé, répondit le scorpion. Cela n’a aucun sens !
La grenouille finit par accepter, mais alors qu’ils étaient à la moitié du parcours, le scorpion la piqua, lui injectant son venin mortel.
- Mais qu’est-ce que tu as fait, malheureux, s’écria la grenouille. Maintenant, nous allons mourir tout les deux !
- Je n’y peux rien répondit l’animal. Je suis un scorpion, c’est ma nature.



Honshu Honshu - des tuiles au format japonais

Les joueurs

  • Bertrand II, Davy, Éric, et Nelly avec Marco Polo
  • Alain, Jean-Philippe, Noémie, Olivier, et Thomas avec Gudrun
  • Bertrand, David, Jean-Michel, Vincent (Tcho) en testeurs
  • Suzel, Manu, Yoann et Zaggus

Les jeux

  • In the name of Odin (Krzysztof Zięba chez NSKM Games)
  • Honshu (Kalle Malmioja chez Lautapelit.fi )
  • Pocket Madness ( Bruno Cathala, Ludovic Maublanc chez Fun forge)
  • Le masque d'Anubis ( Takashi Hamada, Kenji Shimojima chez Gift Ten Industry)
  • Les Voyages de Marco Polo (Simone Luciani et Daniele Tascini chez Filosofia)
  • Prototypes


Pocket madness Pocket Madness

jeudi, novembre 17 2016

17 novembre 2016 - Mon UNCLE d'Amérique s'est fait trumpé !

Alors que les média célèbrent en ce moment leur échec dans le domaine de la préscience politique (ce qui est, ma foi, encore une manière de parler d'eux-mêmes), vous vous attendez surement à lire ici ("le seul site ludique qui ne parle pas trop de jeux" ™) une vaste attaque en règle sur le nouveau maître du monde !
Au risque de vous décevoir – Cela serait surement un peu trop facile ! Un homme qui a pris à bras le corps à peu près tous les sujets possibles et inimaginables pour les transformer en outil de division n'a pas besoin de notre plume acerbe (il se débrouille très bien tout seul), c'est de notre trousse de couture (ou de secours) qu'il a besoin !

Great Western Trail Great Western Trail - Le Far-West et les États-Unis, une vieille histoire....

À l'heure donc, où tout bon américain se doit, par mimétisme de se couvrir de carotène (surtout s'il est noir, transsexuel, au volant, désarmé, pro-IVG et dans l'Iowa), nous allons nous attaquer (sans fusil d'assaut) au premier drame (enfin c'est très relatif) de l'ère Trump : la faible couverture médiatique de la disparition de Robert Vaughn !
Parfois je me demande si mon but n'est pas de transformer ce blog en une vaste revue nécrologique pour vieux geeks !
Arcadia Quest Arcadia Quest - une esthétique inattendue, quelque part entre mangas et couleurs pastels...

Alors qu'il conviendrait d'investir massivement en bourse sur toutes les sociétés pétrolières et autres vendeurs d'armes, nous avons donc préféré célébrer Robert Vaughn, le dernier des 7 mercenaires; sans doute en tant que fan d'une autre époque, celle où, à la télévision française, regarder un western ne signifiait pas déprimer en regardant des Ch'tis ou des Marseillais se crêper le tatouage dans du mobilier Ikea redoré à l'or fin...
Non, le western, cela signifiait alors Brynner, McQueen, Bronson, Coburn, Wayne, Cooper, Fonda, et parfois... Vaughn.

Souvent abonné au second rôle, il était une présence rassurante, celui qu'on reconnait sans trop savoir le nommer et qui vous assure qu'il y a au moins un acteur sérieux dans la production (car s'il a tourné de grands films, certains de ses cachets, avouons-le, sont bien moins glorieux)... Mais s'il faut parler de Vaughn, c'est aussi parce qu'il fut Napoléon Solo dans "The Man from U.N.C.L.E." série culte pour geeks des 60s (70s, 80s,... pour l'enfant nourri aux rediffusions), où on pouvait se trimballer dans des voitures improbables, arborer des triangles de plastique jaune, et parler à son stylo en portant une redoutable bague Waverly... Il y avait aussi dans cette série, publiée en pleine guerre froide, une élément, à l'époque, très rassurant, un russe et un américain travaillant main dans la main...

The colonists The colonists - Hexagones, tuiles pouvoirs, tuiles de terrain, pions, jetons, feuilles de score, plateau central, plateaux individuels, pièces, cartes, marqueurs, meeples... Bingo ! (J'exagère il manque un dé !)

Bref , si vous n'avez pas vu cela, vous pouvez bien avoir testé tous les jeux d'Essen avant Noël, vous resterez toujours un ado prépubère, qui se prend pour un geek alors qu'il n'est jamais qu'un "millenial" à peine sevré... Na ! ;-) Voilà donc une disparition qu'il était important d'évoquer plutôt que de s'appesantir sur le carrot cake qui occupe maintenant la plus célèbre meringue du district de Columbia.

Bon, en parlant de geeks, ils étaient somme toute assez nombreux hier à se poser autour de nos tables de jeux. Encore une fois, une large place a été faite aux nouveautés mais pas que...

Les joueurs

  • L'Aéropostale (Michel Pinon, Olivier Chanry chez Asyncron)
  • Arcadia quest ( T. Aranha, G. Goulart, E. M. Lang, F. Perret chez Edge)
  • Great Western Trail ( Alexander Pfister chez Stronghold games)
  • Quartermaster (Ian Brody chez Asyncron)
  • The colonists (Tim Puls chez Mayfair games)


Quartermaster Quartermaster - L'axe moribond vend chèrement sa peau et triomphe grâce au Japon

Les jeux

  • Alain, Suzel et Vincent (Bibou) au Far west
  • David, Bertrand I & II, et Manu avec des figurines
  • Frédéric, Jean-Michel, Olivier, Stéphane (l'aff) et Thomas en généraux
  • Éric, Davy, Magali et Noémie en avion
  • Raphaël, Vincent (Possom) et Yoann en colons


L'aéropostale L'aéropostale - À la conquète de nouveaux espaces...

jeudi, novembre 10 2016

10 novembre 2016 - De la spirale ludochonesque

J’aime commencer les phrases par « de la » ou « de le ». Ce n’est pas français (*), mais les joueurs et internautes reconnaissent tout de suite la structure grammaticale d’un site au logo violet qui fait pouic. Du coup, hop, on accorde du crédit à la lecture, on se sent comme à la maison, bref encore un truc pour vous attirer dans mes sombres filets.
Posons tout d’abord, les bases de notre hypothèse. J’aime bien les hypothèses. Avec elles, on peut dire tout et son contraire (réf. France Info, Philippe Vandel) , le tout en passant pour quelqu’un d’intelligent.

Bon revenons aux bases.
Pour les plus littéraires, la base de notre hypothèse reposera sur les travaux de Bourdieu, les seuls que je trouvais intéressants en fac de sport. Certains lecteurs perspicaces, pourraient se demander si faire une fac de sport quand on apprécie la sociologie et la psychologie ne révèle pas de la bêtise ou du masochisme, mais passons... La base de notre hypothèse, même si elle tarde à venir, n’est pas ici.

Fortunes de mer Fortunes de mer - les pirates sont parfois en retard d'une semaine...

Pour les moins littéraires, je vous renvoie sur Facebook, et que ceux qui voient une corrélation entre le temps passé sur cette plate-forme et l’éloignement de la compétence « littéraire » se taisent, sinon je ne vais jamais m’en sortir avec cette hypothèse.
Pour faire, court, car vous semblez être particulièrement agaçants ce matin, pour les intellos, c’est , pour les autres c’est ...

Voilà donc les bases de notre hypothèse posée : "Nous avons naturellement tendance à reproduire les schémas existants."
Pour tester notre hypothèse, nous allons la soumettre au spectre ludochonesque.
Prenons un jeudi soir, classique, une table test 4 joueurs, tout aussi classique, impatients de jouer à un titre (que nous nommerons X pour faire encore plus scientifique) dont ils ne connaissent rien, si ce n’est l’illustration de couverture.
Passe alors près de la table un ludochon, s’exclamant, « Oh, vous allez jouer à X, vous allez voir c’est génial ! »

Personnellement, j’hésiterais à répondre un « occupe toi de tes fesses » qui ne serait vraiment pas dans l’esprit des jeudis soirs (les vulgarités ludochonesques sont une marque déposée par Suzel™), ou encore « et Spoiler Alert ! » (réf. The Big Bang Theory).
La réponse la plus fréquente est pourtant un petit hochement de tête avec un sourire forcé, le même qu’aux fins de repas, quand le tonton René débite ses vérités et qu’il vous prend pour témoin …
Vous l’aurez compris, le fait qu’un autre joueur, se positionne comme garant de la qualité du jeu X va influencer l’expérience de jeu de notre table test.

Diamants Diamant - ré-édition de ce classique - ne pas jouer avec un pickpocket...

Nous appellerons cette influence, la spirale ludochonesque.
Pourquoi spirale, car elle représente la montée infernale et sans retour d’un jeu dans les extrêmes.

Soit le jeu est porté, tel une idole de bras en bras, proposé presque tous les jeudis, même de manière inconsciente voir subconsciente, soit le jeu est dénigré, piétiné …
Car tout n’est pas simple, les jeudis soirs à Bourgoin Jallieu.
En effet bon nombre de hit, voir de Spiel, sont désavoués des tables de jeu. Plusieurs ludochons, crachent par terre dans un rictus de mépris à l’énonciation de certains jeux qui se sont pourtant vendus à des centaines de milliers d’exemplaires.

Une fois, un jeu mis sur la liste des garnements (ref Dora, le Noël de Dora), il deviendra alors difficile pour le propriétaire de ramener son jeu, voir impossible.
Et pourtant, certains ludochons, en plus d’être joueurs, ou car ils sont joueurs ont su garder leurs esprits critiques.
Ils ne se laisseront donc pas influencer, ni par leurs pairs, ni par les masses, il vont réfuter leurs statuts sociaux et se lever poing en l’air revendiquant leurs droit d’aimer « Risk » « Le Monopoly » ou même « La bonne paye»…
… Les derniers qui ont essayé ont été brulé vif, sur le parking, un jeudi soir. Leurs cendres ont été compacté pour un faire des cubes ressources dans Myrmes et leurs dents servent de meeples pour Keyflower …

Les jeux

  • L'âge de pierre ( Bernd Brunnhofer et Michael Tummelhofer chez Filosofia)
  • Codenames pictures ( Vlaada Chvátil chez CGE)
  • Colony (Ted Alspach, Toryo Hojo, N2 sur Bézier games)
  • Diamant (Bruno Faidutti et Alan R. Moon chez Iello)
  • Fortunes de mer ( Kasper Aagaar et Christian Marcussen chez Filosofia)
  • Imagine (Hiromi Oikawa chez Moonster Games et Cocktail Games)
  • Kingdomino (Bruno Cathala chez Blue Orange)
  • New York 1901 (Chenier La Salle chez Blue orange)
  • Not alone (Ghislain Masson chez G.A.G.)
  • Star Wars : Assaut sur l’Empire (J. Kemppainen , C. Konieczka & J. Ying chez Edge)

Les joueurs

  • Guillaume, Maude, Raphaël et Vincent (Possom) en colons
  • Bertrand II, Davy, Manu et Victor en mer
  • Éric, Jean-Philippe, Noémie et Suzel à la préhistoire
  • Bertrand, Frédéric, Magali, Olivier, Quentin, Sandra et Zaggus pas seuls
  • Christophe,David, Jean-Michel, Thomas dans une galaxie...
  • Alain, Michaël et Maëlys à New-York
  • Divers enfants


Bourdieu sur la banquise...
(*) Note du collectionneur de dents, (qui squatte la chronique de Bertrand). En fait, cela se discute c'est un héritage du latin, et de la préposition "De" qu'on prononcera "Dé" (et pas uniquement pour faire plus joueur) et qui signifie "à propos" et qui servait à introduire de nombreux essais dont le célèbre "De rerum natura" (sur ce livre allez lire Quattrocento de Greenblatt). Donc c'est du latin injecté en français, notamment dans la période classique.

vendredi, novembre 4 2016

3 novembre 2016 - Piratés !

Nos spécialistes de la soirée à thème ont un peu pris de court nos ludochons favoris en nous imposant en cette soirée le thème "Mers, ports, et pirates".
Le ludochon qui pensait "pantoufler" jusqu'à Noël en ouvrant, semaine après semaine, une boîte en provenance d'Essen se voit pour le coup obligé de réfléchir à son panier de jeux.
Amerigo Amerigo - Chez Feld, les pirates, c'est carré...

Le problème n'est pas moindre pour le rédacteur. Il se dit qu'il pourrait tenter la manoeuvre de diversion visant à ré-expliquer, comme si cela constituait une nouveauté, la différence entre pirate et corsaire (Utilisez lettre de course puis lettre de marque,plus chic, dans vos explications cela permet de bien étaler la confiture), ou encore à ré-expliquer que "prendre son pied" pourrait être en fait une expression de pirate, mais, non, tout cela serait céder à la facilité !

Bref, à ce stade et sans idée, il ne nous reste plus que le calembours même si l'auguste Victor Hugo nous a mis en garde contre celui-ci !

Le calembour est la fiente de l'esprit qui vole. Le lazzi tombe n'importe où ; et l'esprit, après la ponte d'une bêtise, s'enfonce dans l'azur. Une tache blanchâtre qui s'aplatit sur le rocher n'empêche pas le condor de planer. Loin de moi l'insulte au calembour ! Je l'honore dans la proportion de ses mérites ; rien de plus.
Victor Hugo dans "Les non-joueurs" ou alors "Les misérables" je ne sais plus...


Voilà donc votre serviteur cherchant quelques blagues à faire sur un éleveur tripoteur malhabile (pis raté), ou sur un corbeau se prenant pour une pie ratée, mais il faut bien le dire cela ne nous mène pas loin...

Il nous reste toujours la tentation du π (pi) raté. Et que faire avec cela ? Pleurer sur le sort terrible et la déprime du 3,15 rendu anonyme par la gloire de son voisin ? Se pencher sur la quadrature du cercle ? Rappeler que le concours de Pi (nombre de décimales connues) constitue l'équivalent pour le geek pré-pubère du concours de pipi pour l'adolescent moins bien doté intellectuellement ?
Non, cela serait trop vulgaire... Bref nous allons nous intéresser à la transcendance, car oui Pi est un nombre transcendant... Si on applique maintenant une autre définition de la transcendance (c'est un peu cavalier) "Existence des fins du sujet en dehors du sujet lui-même", cela peut nous faire réfléchir...

Surtout, il faut alors nous demander ce qui a été raté (piraté, faut suivre) dans notre soirée. Aurions-nous raté la transcendance à cause de notre pratique ludique ? Le jeu est-il transcendant ?

Cuba Cuba - sans blocus de la part des joueurs ?

Répondrons-nous à ces questions ? Non (nous ne répondons jamais à nos questions), car nous avons déjà piraté une bonne partie de cette chronique et nous laisserons à Bertrand le soin d'y répondre la semaine prochaine à moins qu'il ne veuille parler de sociologie (si, si) !

Revenons à nos pirates du jour (nombreux) mais néanmoins sans foi ni loi, puisque certains ont envoyé par le fond ce thème avec une certaine légèreté...

Les jeux

  • A Feast for Odin (Uwe Rosenberg chez Z-Man)
  • Amerigo (S. Feld chez Queen Games)
  • Cuba (M. Rieneck & S.Stadler chez Filosofia)
  • Dark seas (A. Rubbo chez AEG)
  • Korsar (Reiner Knizia chez Asyncron)
  • Prosperity (Sébastian Bleasdale, Reiner Knizia chez Ystari )


Les joueurs

  • Suzel, Noémie, Christophe et Olivier
  • Jean-Michel, Jean-Philippe, Manu et Zaggus
  • Alain, Stéphane, et Bertrand II
  • Davy, Magali, Matthieu et Nelly
  • Raphaël, Vincent (Possom) et Yoann
  • David, Éric, Frédéric, Sandra et Thomas


A feast for Odin A feast for Odin - pirates, version analyse multifactorielle

vendredi, octobre 28 2016

27 octobre 2016 - 8 choses incroyables sur les ludochons, la 9ème va vous laisser sans voix !!!

Bon, c’est bon, avec ce titre j’ai des "clics" et des "vus", autant compenser la qualité par la quantité.

En tant que rédacteur occasionnel des retours du jeudi, je me devais de faire bonne impression.
Je mise donc sur le "faire du clic", de la "news", du "like", du vent quoi …

Great western trail Great Western trail - un des gros buzz d'Essen arrive chez nous.

Bah, oui, je n’ai bien évidemment pas la prose de votre interlocuteur traditionnel, vous l’avez lu depuis le début. Pas de syntaxe, pas de structure, vous n’avez fait aucune recherche sur des mots que vous ne compreniez pas ou des personnes inconnues et les phrases sont courtes, toutes droites sorties d’une rédaction lycéenne.

Donc plutôt que faire dans la qualité, je me suis dis que j’allais faire dans la quantité. Boum ! Doubler le nombre de vues, de partage, de like, de … ah merde je me répète déjà …


Order of the gilded compass Order of the Gilded Compass - le dé ne buzze pas reste une valeur sûre ludique

P.tain, on n'en est qu’à la 10eme ligne et je me répète déjà …
Respirons, déstressons …

Déstresser … La psychologie de comptoir nous proposerait d’imaginer notre audience nue pour nous libérer du stress.
On peut y voir une influence Freudienne, mais de mon interprétation personnelle, j’y verrais plutôt une méthode complètement foireuse.
Vous imaginer nu derrière votre écran, ne me rend pas moins stressé au contraire. Si vous êtes une femme je vais au mieux perdre mes mots et me mettre à bafouiller et si vous êtes un homme aussi et bien pareil. Ça n’aide pas.
Bon, des gros mots, des gens à poils, du marketing cheap, si avec ça je ne suis pas banni à vie des posts sur le blog, je ne sais plus quoi faire.
Déstresser, déstresser …
Bon à quoi a-t-on joué à la dernière session ? Du classique, du nouveau, du néo classique ?


Not alone Not alone - si vous entendez comme un buzz dans votre tête, dans ce jeu, ce n'est pas bon...

Reprenons le fil de la séance, arrivée 20h30, ambiance bonne enfant, tout le monde est content, c’est le moment ludique de la semaine. Les tables se forment, les explications commencent, on trouve sur la table quelques nouveautés mais quelques vieux jeux également, bref tout le monde y trouve son compte.
Mais qu’avons-nous trouvé ?

Vous trouverez ici ce que vous y apportez

Sorte de maxime pour secte, avec demande de Rib et testament légataire, les Ludochons ne sont au final, que cela. La somme de toutes les petites choses que nous amenons chacun le jeudi.
Que cela soit la dernière pépite ludique, le dernier jeu du salon, ou son envie de partager un moment ou simplement celle de se changer les idées, ce sont ces petites pièces qui forment le puzzle ludique que nous vivons séance après séance.

Bon du larmoyant, il ne manque plus que quelques meurtres et on se croirait dans un épisode de Game of Thrones.
En même temps une fois qu’Olivier aura lu le post, je pense que le meurtre pourrait être le mien, pour vous éviter à devoir me relire.

Les joueurs

  • Victor, Pierre C., Clothilde C., Olivier, Manu, Jori et le très vilain Zaggus sur Not alone
  • Éric, Vincent (Possom) et Yoann sur Great Western Trail
  • Bertrand II, Davy, et Quentin sur Conan
  • David, Noémie et Suzel sur Order of the Gilded Compass
  • Magali, Marjo et Vincent (Bibou le coyote) sur Guns & steel Renaissance



Guns & steel - Renaissance Guns & steel - Renaissance - le buzz c'est le bruit des balles ?

Les jeux

  • Conan (Frédéric Henry chez Monolith)
  • Great Western Trail ( Alexander Pfister chez Stronghold games)
  • Guns & Steel: Renaissance (Jesse Li chez Grail Games)
  • Order of the Gilded Compass ( Jeffrey D. Allers, Bernd Eisenstein chez Grey Fox Games)
  • Not alone ( Ghislain Masson chez G.A.G.)
  • Fold-it (Taeyun Goh chez Happy Baobab)
  • Merci de me donner le autres.... ;-)



Conan Conan - champion du buzz et du moulinet à l'arme lourde...

mercredi, octobre 26 2016

Essen 2016 - Magali im Land der deutschen Weihnachtsmann

Après Eric à l’école des Ludochons, Magali au pays du Père Noël allemand…

Se laisser porter, partir avec une joie de petite fille vers un monde inconnu. Ne rien organiser, ne rien maîtriser, suivre avec joie et en toute confiance une bande de ludochons aguerris mais jamais blasés.
Les suivre à Essen dans un lieu qui s'appelle le MESSE pour, ça ne s'invente pas, "la grande messe " du monde ludique.

J0 ( le jour de l'opération à l'hôpital, on ne se refait pas….)

Lever spontané malgré l'heure matinale comme certains grands jours. Retrouvailles avec certains à l'aéroport . Voyage en avion sans encombre. A l'arrivée, ciel gris mais cœurs joyeux.
Découverte du lieu, tentative pour se repérer au milieu des cartons et des travailleurs. Croire que ma mémoire va être à la hauteur et être vite ramenée à mes limites. Les 7 halls et les milliers de m² ont eu raison de ma mémoire.
Expérience un peu frustrante de ce premier jour au pays du Père Noël sans pouvoir ni jouer ni acheter ! A midi, petite escapade dans les rues d’Essen, pour trouver aller au restaurant Hans-im-glück (un resto au nom d’un éditeur de jeu cela non plus cela ne s’invente pas…). Une première sortie en journée pour les Ludochons en 10 ans ! Je vous invite à demander à Yoan de vous narrer l’histoire du conte Hans-im-glück !
Céline, Suzel et moi jetons un œil aux vitrines en passant… On est des filles, on assume…

Resto Essen Pas de photos du Messe mais une…. du resto !

On arpente encore le salon toute l’après-midi, on repère, on repère…. Puis retour à l’appartement et repas typique, très typique (de quoi faire faire des cauchemars à une diététicienne !) dans un restaurant proche de l’appartement.

J1 (1er jour post op)

Ca y est aujourd’hui permis de jouer et de faire des emplettes (ça serait bien d’être sage, je peux toujours me le dire…). Départ dans une voiture de filles dans la bonne humeur et dans les bouchons !
…….

Et voilà vous avez parcouru le début du compte rendu que j’ai écrit un soir à Essen et surtout voilà maintenant les limites à se laisser porter, à se détendre, à prendre très peu de photos et …. cerise sur le lâcher prise : la perte DU CARNET.
Carnet acheté sur les bons conseils de Suzel dont les qualités organisationnelles sont ludochoniennement reconnues (le correcteur n’aime pas les néologismes !) et transcrivant laborieusement les jeux joués, les stands intéressants.
Du coup je cale (c’est pour cela que le compte rendu commençait à se faire désirer) pour continuer un compte rendu chronologique une semaine après le retour, surtout après les récits et commentaires précis, brillants rédigés par Éric, Suzel et Olivier. Alors pour poursuivre, je passerai par une autre forme narrative.

Essen pour moi cette année, c’était

Une escapade entre joueurs motivés par la découverte, l’exploration, la quête… La quête d’un graal différent selon les Ludochons : le jeu du salon pour Yoan qui nous en désigne un avec humour plusieurs fois par jour, la quête des bonnes affaires pour Coyote et Zag, la découverte des nouveautés et la quête du cadeau et du jeu à ramener pour l’ensemble des autres me semble-t-il.

La découverte d’autres aspects du monde ludique, celui des auteurs, des éditeurs. En deux ans aux Ludochons, j’avais perçu que tout un pan de la culture ludique m’échappait complètement… Ma culture ludique est encore à construire mais cette escapade essénienne (j’adore ces nouveaux adjectifs) m’a entrouvert la porte de ce nouveau monde dirons-nous.
J’ai donc croisé des visages inconnus aux noms inscrits sur moult boites de jeu : Uwe Rosenberg (déstabilisé par un assaut d’un photographe asiatique pendant qu’il jouait deux parties en même temps de Cottage Garden, scène assez drôle à regarder), Martin Wallace et bien d’autres…..
Petit clin d’œil à notre éditeur à nous Bertrand pour Bankiiiz Editions , et merci à lui pour sa veste qui m’a permis de porter fièrement nos couleurs!

Une remise en cause de mes compétences linguistique : traduisez mon anglais n’était pas à la hauteur. Pas à la hauteur des explications de règles en anglais, pour jouer parfois avec des italiens des anglais ou des allemands… Ce qui m’a gêné pour apprécier certains jeux, ce qui m’a obligé à fortement solliciter le ou les ludochons qui partageait ma table. J’ai pu aussi mesurer les différences de qualité d’explications de règles en fonction des personnes chargées de cette mission.

L’expérience de jouer au milieu de la foule. Nous avons eu la grande chance de rentrer tôt dans le salon(chut !!!). C’est donc un peu étonnée même si j’avais été prévenue, quand tranquillement installée à une table de Lorenzo il magnifico (Chez Cranio) avec les copains, à l’entrée du Hall 1, j’ai vu surgir une foule de joueurs courant dans tous les sens à la recherche d’une table de jeu disponible. Scène toujours surprenante qui ressemblait à celles vues à la télé des levers de rideau de certaines grandes surfaces un jour de solde…

Essen, rencontres... La rencontre de spécimens inconnus, j’ai vraiment pris des photos bizarres…

La confrontation à la tentation… Même si certains ludochons semblent être devenus très raisonnables dans leurs achats, il faut faire des efforts pour rester sage surtout lors de cette première venue… D’où quand même de multiples achats « de petits jeux », de tas de petits cadeaux pour faire à mon tour plaisir, de jeux dont j’avais eu envie cette année.
J’ai aussi hésité sur des gros jeux, hésité, hésité. Et il arriva ce qu’il devait arriver : le « sold out » comprenez  « stock épuisé » sur le jeu que je m’étais décidée à acheter (toujours Lorenzo). Réconfortée par Zag : « Pour un premier Essen il faut se prendre un « sold out » ».

Eternity Eternity

La découverte que le fait d’être relativement novice me rendait plus facilement enthousiaste. En effet, quand on a peu de références, on ne pense pas que ce jeu n’apporte rien de plus…. Je suis aussi confortée dans l’idée que je suis aussi particulièrement sensible à l’esthétisme des jeux. Je ramène donc quelques jeux que je trouve beaux : Eternity (Blackrock games) et KanaGawa (Iello). J’ai aussi beaucoup regardé Cottage Garden, Key of London. J’achète aussi plus de jeux français que les autres Ludochons qui cherchent eux logiquement ce qu’ils ne pourront pas trouver facilement de retour en terre berjalienne. Mais cet enthousiasme à quand même des limites, quelques tests catastrophiques partagés avec Suzel : Unusuel Suspect et Least I could do (à n’essayer sous aucun prétexte).
repas ludochon Les bières, les jeux, au resto avec les ludochons !

Et pour finir Essen c’était pour moi
Une parenthèse, une escapade entre copains de jeu avec des moments conviviaux forts agréables et toujours dépaysants. Une autre manière de jouer ensemble de se rencontrer.

Et même si je n’aime pas la bière (oui c’est terrible, je sais…) avec lesquels certains prennent des douches (voir les photos d’Eric), que la nourriture grasse est impossible à éviter, que la foule est immense, c’était vraiment bien.
Je finirais par la phrase consacrée «  Ce qui se passe à Essen reste à Essen » pour excuser tout ce que j’ai pu occulter.
Et vivement l’année prochaine, car je crois vraiment que je vais remettre ça !

mardi, octobre 25 2016

Les ludochons en plein essor !

"L'essor" (hebdomadaire présent en Loire, Rhône et Isère) parle, bien et en bien, de nous !

article_essor.jpg

dimanche, octobre 23 2016

Essen 2016- Éric à l’école des ludochons.

Voilà, enfin le salon d'Essen !

Éric Éric pour son premier voyage à Essen, en tenue officielle de ludochons, s’il vous plait ! Merci à Jean-Michel pour le prêt d’accessoire.

Les premières impressions, m’ont fait penser à Harry Potter arrivant la première fois à Poudlard (désolé pour la référence, une baisse culturelle par rapport au narrateur habituel des ludochons).
Je découvre un monde extraordinaire à mes yeux de 10 ans (à peine plus).
Cette année, comme bizuth, j’ai en plus été choyé, nous avions, en effet, la possibilité de rentrer dans le salon avant l’heure officielle! Quel Plaisir de se promener dans 70’000 m² entre les stands pleins avec des allées vides, et de s’installer à une table vide avant les autres visiteurs, ….
On prend quelques repères avant d’être envahi par les 170 000 joueurs :
Essen le salon

Après avoir flâné une petite demi-heure, on s’attaque au cœur du problème plaisir. Quel jeu essayer ? C’est le premier jeu de mon premier salon donc c’est important.
Avec David, Alban et Possom, nous asseyons chez « Bézier Games » pour essayer « Colony ».
Colony

Une partie plaisante pour nous quatre et ce sera mon jeu du salon (difficile d’oublier le premier plaisir).
Je prends donc la décision de l’acheter (en fin de journée, il reste des kilomètres à faire pendant la journée) pour partager avec l’ensemble des ludochons.


Entre temps, le salon s’est rempli, désormais, nous allons devoir chercher des places pour jouer. Nous quittons les halles 1 & 3 où l’on retrouve les grands éditeurs (et donc le maximum de visiteurs) pour les halles 4, 5, 6, 7 où l’on va trouver les "petits" éditeurs.
Rapidement, nous trouvons une place pour « Rhodes », un jeu à l’allemande classique qui fonctionne bien mais rien de révolutionnaire.
Nous avons raté le premier rendez-vous à 12h. Eh oui, le ludochons est (très) organisé et connecté (le SMS, c’est sa survie).
Je découvre l’étendue de l’organisation ludochonesque : des rendez-vous réguliers à un endroit facile à retrouver (il est facile de se perdre à Essen), des échanges réguliers via Smartphone pour se retrouver, se séparer, apprendre où sont les meilleures affaires.
Je comprends que les champions pour les affaires sont Bibou ou Zag et je commence à comprendre pourquoi ils sont venus en voiture et pas en avion. Par exemple, en cherchant bien, il possible de trouver un Myrmes à 12 euros ! A l’heure du repas, nous perdons David parti flâner, et faire ses recherches dans la mystérieuse halle 2.
Je découvre la nourriture du salon, on peut parler de «bouffe », ce n’est pas cher pour un lieu comme celui-ci mais il faut reconnaitre que nous ne sommes pas venu rassasier nos papilles gustatives; économiser 5 euros, cela permet d’ajouter un jeu dans la valise!
Après avoir rempli l’estomac à l’extérieur (il ne fait pas trop froid) ce qui permet de reposer ses sens (odeurs, bruits, couleurs flashies,….), nous retournons dans la cohue.
Nous essayons des petits jeux « Goths Save the Queen », « Dungeon rush »

En milieu d’après-midi, je lâche Possom et Alban pour partir flâner. 7 halles, 70 000 m² c’est grand, on peut s’y perdre mais aussi un plaisir de s’y perdre. Je n’ai pas encore compris les conseils de Suzel (alias Hermione Granger) qui nous avait indiqué qu’il fallait un carnet et un crayon. Pourquoi ? Bien pour noter le stand où l’on trouve le jeu du moment. Même dans la halle 1A où les jeux sont exposés pour la presse et sans les 170 000 visiteurs, on peut rapidement oublier où est situé un jeu (n’est-ce pas Magali ?).

Bref, je pars seul dans la jungle, convaincu que je mémoriserais le principal. Évidemment, au bout d’une heure j’ai oublié les jeux et surtout les stands où sont situés les jeux. Toutefois, je tombe sur mon nirvana le stand où l’on vend « Terra Mystica », l’extension et même une petite plaque et surtout la BIG BOX. Déception toutefois, le jeu étant très très bon et donc se vend toujours bien et donc la BIG BOX reste chère 70 euros. Je vais donc me poser la question pendant plusieurs heures / jours : dois-je le prendre et donc entamer fortement mon budget et augmenter drastiquement le poids de ma valise ?
17h00 je retrouve la majorité des ludochons au point de RDV et nous partons faire quelques petits jeux, la fatigue commence à se faire sentir :
Fatigue à Essen

Après une première journée réussie au salon, nous partons manger dans une pizzeria.
Bibou nous montre comment prendre une douche à l’allemande.
Pour la recette, il faut 4 litre de bière, un serveur maladroit pour un résultat qui me laisse sceptique.
Je ne suis encore prêt pour remplacer ma douche standard pour ce type d'ablution:
Douche allemande
Enfin dodo, il faut récupérer pour le deuxième jour d’Essen.

Vendredi 14 Octobre

Réveil difficile (pourtant j’avais trouvé la couette contrairement à la nuit précédente ), petit déjeuner en commun dans le salon de Possom, Bibou, Zag et Serge. Préparation pour la journée en remplissant légèrement notre sac à dos d’eau , fruits, compote, gâteau,… Le salon et la marche effectuée durant le salon ont déjà pompé beaucoup d’énergie.
Nous repartons en voiture. Moment de stress pour moi. J’ai loué la voiture et j’ai peur de l’abimer. Surtour que j’ai commencé très fort avec la voiture. A l’arrivée à Dusseldörf, on nous a donnée une grosse voiture allemande avec plein d’électronique. Pressés, nous décollons aussitôt et nous nous battons pour faire fonctionner le GPS ( trouver la langue, comprendre les instructions,…). Après un ou deux demi-tour, nous sortons de l’aéroport et sur l’autoroute, appel de phare. Pourquoi ? J’ai oublié d’allumer les phares, je pensais que les voitures modernes le faisaient pour le conducteur. Résultat : Recherche en roulant autour du volant, impossible d’allumer ces maudits phares. Nous sortons , nous trouvons les Warning et nous allumons la lumière dans la voiture pour trouver un bouton sur le coté qui permet d’avoir les feux en automatique.
Revenons au vendredi, nouveau co-pilote , David, spécialiste du demi-tour en coupant les lignes blanches . Bref, il me rassure.

Essen Ludochons Des ludochons qui réussissent à jouer avant l’ouverture du salon

Pour le gros jeux de la matinée, avec David, Alban et Magali, je choisis « Lorenzo Il Magnifico ».
Le jeu tourne bien mais je reste septique sur l’équilibre. J’ai l’impression que Magali avait trouvé une martingale, qui lui générait à la fois des ressources et des points de victoire ( à re-tester).
Partie à Essen La partie n’a pas encore commencée

Pour midi, je teste enfin la saucisse allemande ! Ben... bof.
L’après-midi,David me fait découvrir la halle 2, caverne d’AliBaba pour trouver le cadeau à toute sa famille qui est resté en France. Nous essayons quelque jeux comme « King Of The Hill »
Je fais aussi quelques emplettes :

Puis pour la suite de l’après-midi, je ne me souviens pas bien (la fatigue) mais je crois avoir fait une sorte de memory collaboratif mais j’oublie les fleurs ???
Désolé pour Magali, Suzel & Céline.
Sac bien rempli... Une journée bien remplie.

Samedi 15 Octobre

Un jour complexe, tous les allemands sont là et c’est dur
Nous avions décidé d’essayer «Great Western Trail». Mauvais choix :

Petite frustration...

Le responsable du stand ( un c….. d’allemand) a décidé de fermer son stand jusqu’à 10h00. Résultat, le premier jeu est une épreuve physique pour se mettre sur une table.
Seul Alban réussi à s’assoir. Dépités, nous quittons le stand. Une petite promenade avec Yohan et Céline. Puis avec Alban, nous tentons notre chance à deux.
Pour premier jeu , un combat d’arène dont je n’ai pas retenu le nom puis l’extension de Seven Wonder Duel.
Bonne extension qui ravira ceux qui jouent régulièrement à ce jeu et ont besoin de renouvellement.
Par contre, on peut lui reprocher qu’elle ne corrige pas les défauts du jeu de base (un début raté est toujours vraiment difficile à remonter).

L’après-midi se déroule zn jouant au chaland et en testant de petits jeux (une occasion de s’asseoir).
Une bonne surprise : « What's Up », un memory revisité à essayer avec vos enfants. Je l’achète pour le club. L’investissement est important : 8 euros ! 
Enfin, la photo des ludochons dans le stand de Blackrock avec Bertrand (un ludochon qui travaille dans un salon de jeu quel drôle d’idée).

La fine équipe La fine équipe !
Le soir, repas léger pour reposer notre système digestif : restaurant allemand. Même dans la soupe, on trouve des saucisses. N’est-ce pas Céline ?
Pour digérer, avec quelques ludochons, nous allons dans un bar pour profiter de la musique allemande ( la musique, c’est pas ma spécialité mais la musique allemande n’est pas du tout à mon goût). Une rapide partie de fléchette( j’ai eu de la chance sur la dernière fléchette) et dodo.

Dimanche 16 Octobre

Dès le matin, cela sent la fin...
Comment remplir sa valise ? Finir le maximum de nourriture prévue par Bibou (toujours l’organisation ludochonesque). Puis 3 parties de tétris géantes, les valises dans les voitures Réussite totale, aucun ludochon ne doit courir à coté des voitures.
De plus , nous pouvons pas rester sur un échec avec «Great Western Trail ». Nouvelle tentative sur un autre stand, une table que nous bloquons très tôt avant 9h30 alors que le salon ouvre à 10h00.
Très bon jeu. Dommage je veux rester raisonnable et il ne rentre plus dans mon budget jeu. Un dernier achat pour la route « Trône De Fer JCE » à 4 euros difficile de résister.

Aéroport

Retour à l’aéroport :
On croise quelque célébrités ludiques comme Bruno Cathala. Un dernier jeu « The Game » et c’est déjà le départ vers la France. 


Un petit bilan

J’ai entendu plusieurs fois « Essen c’était mieux avant ». Comme c’est mon premier Essen , je ne peux pas juger. Toutefois, c’est une expérience extraordinaire avec les ludochons; une maîtrise de l’organisation, des conseils très pertinents qu’il faut suivre (Par exemple, une très très grande valise avec une petite à l’intérieur à aller, des bonnes chaussures car vous allez marcher à Essen, noter les stands intéressants, même après 4 jours on peut se perdre.....)
De plus, les ludochons sont toujours disponibles pour accompagner et initier le jeune padawan.
Je pense donc y retourner dans les prochaines années et en espérant être disponible l’année prochaine.
Je résumerai par une formule « être un ludochon sans avoir été à Essen , c’est être marié sans avoir fait un voyage de noce»
Donc à vos billets !

vendredi, octobre 21 2016

20 octobre 2016 - Ce qu'il reste d'un festin...

Voilà, le salon d'Essen s'est clos la semaine dernière, et la dizaine de vaillants ludochons présents là-bas, sont rentrés, fatigués et chargés de nombreux jeux, dans leurs pénates... Pour parodier une maxime célèbre, hier constituait donc la première séance du reste de l'année, celle où d'ordinaire on écoute avec attention (et une certaine impatience) les différents retours, et où on peut mettre la main, littéralement, sur des nouveautés, des exclusivités et même des raretés...

20161020_pinata_party.jpg Piñata Party - Essen c'est comme une Piñata, tu tapes un peu partout au hasard en espérant le jackpot... Ce jeu en plutôt, lui, un "brain burner"

On peut aussi se demander, si ce n'est pas, pour ceux qui sont restés, une façon de vivre par procuration l'événement et leur passion ludique, mais peut-on vraiment retranscrire l'ambiance du salon sur une seule séance ? Non, diront les plus pragmatiques, il manque 174 000 visiteurs dans la salle, quelques dizaines d'exposants, et la possibilité de jouer 4 jours non-stop, etc. Mais les pragmatiques peuvent parfois se tromper (du moins en partie).

En effet, les ludochons qui sont rentrés sont généralement partageurs et ne manquent pas de nous raconter "leur" Essen (Éric, Magali on attend le compte-rendu !), et de nous permettre de jouer à leurs nouveautés, mais au delà de ces attitudes bien sympathiques, il y a d'autres signaux plus faibles qui peuvent nous rendre compte assez fidèlement du salon mais aussi des attentes des joueurs.


Touria Touria - deux tables hier... Les "Brand", une marque qui fonctionne !

Avec plus de 10 ans de recul, nous avons connu plusieurs "retours d'Essen" et il faut bien avouer qu'ils ne sont pas tous semblables...

  1. Il y a parfois le "retour fiévreux" : dans ce cas, on a généralement, un ou deux jeux qui étaient attendus ou qui ont fait le buzz... On les retrouve dans quasiment tous les sacs (!), les tables se montent en un temps record et ceux qui en sont exclus rodent autour de ces tables avec envie tentant de grappiller les moindres impressions.
  2. Il y a les "retours aux allures de souk" : là, les ludochons esseniens se sont éloignés des grands noms (qui n'avaient peut-être pas le hit propre à créer un retour fiévreux) et ont testé des jeux en provenance de toute la planète... Là, les feuilles de traduction volent et on s'étonne de la créativité, des formats ou du graphisme de certains jeux...
  3. Il y a les années de créativité, les grosses boites sont multiples, mais on ne vante pas tant les qualités du jeu que l'originalité de ceux-ci... Bref on a plein de jeux bizzaroides à essayer
  4. Il y a les années de fun, les grosses boites sont là mais nos explorateurs paraissent plus au point sur les party-games et on comprend qu'ils ont joué à ceux-ci toutes les nuits.
  5. Etc...


Kanagawa Kanagawa - On ne m'ôtera pas de l'idée que les pinceaux ressemblent à des bouteilles de coca avec des pailles !

Bref le contenu des sacs, les éditeurs et la langue des jeux, les doublons, les types de jeux ou les mécanismes peuvent fournir de précieuses informations sur la tonalité du salon et donc parfois de notre future année ludique (même s'il faut bien l'avouer les gagnants d'Essen ne sont pas toujours au sommet de notre liste un an plus tard)...

King of the hill King of the Hill - si un Orque te recommande un jeu d'enchères c'est qu'il faut vraiment l'essayer

Alors cette année ? Dans les sacs pas mal de jeux "middle core", quelques gros jeux mais variés. beaucoup de commentaires positifs mais peu de fièvre, bref cette année semble être une année solide ou de consolidation (comme nous le laissait penser le commentaire à chaud de Suzel). Pas mal de bon gros jeux qui ont séduit tel ou tel de nos ludochons (en fonction de leur thème ou de leur mécanique), mais pas d'adhésion massive à un titre particulier, plein de jeux bien édités et "propres"... Bref, si cela ne fait pas tout à fait rêver, on devrait passer une année agréable (et ce n'est peut-être pas plus mal) !

Belle soirée, avec pas mal de joueurs, et l'occasion d'annoncer que la semaine prochaine c'est Bertrand qui sera au compte-rendu (juste pour faire monter la pression :-) )!

Les jeux

  • Bubblee Pop (Grégory Oliver chez Bankiiiz éditions)
  • Colony (Ted Alspach, Toryo Hojo, N2 sur Bézier games)
  • Kanagawa (Bruno Cathala, Charles Chevallier chez Iello)
  • King Of The Hill: The Dwarf Throne ( Adrià Càmara, Oriol Tutusaus chez Orca Jocs)
  • Piñata Party ( Hegedűs Csaba chez A-games)
  • Spexxx (Ruben Dijkstra, Ruurd Lammers chez Waterfall games)
  • Touria ( I. & M. Brand, M. Rieneck chez Huch! ) x2
  • Vinhos (V. Lacerda chez Iello)
  • What's up ( Dennis Kirps, Jean-Claude Pellin chez Strawberry studios )


Colony Colony, on reconnait la patte d'Alspach

Les joueurs

  • Alain, Éric et Quentin sur Colony
  • David, Manu, Olivier et Victor sur King of the hill
  • Bertrand II, Davy, Guillaume et Raphaël sur Vinhos
  • Magali, Maude, Suzel et Zaggus sur Touria
  • Frédéric, Jean-Michel, Noémie et un nouveau sur Touria
  • Vincent (Bibou) et Stéphane (L'aff) de passage


Spexxx Spexxx - un jeu... coloré...

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Les ludochons : le club des joueurs et joueuses de jeux de société / jeux de plateau
sur Bourgoin-Jallieu et le Nord-Isère